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Si vous aimez les paroles de chansons, qu'elles représentent ou non quelque chose pour vous, faites partager...
Un peu de Mylène Farmer
Toi qui n'as pas su me reconnaître
Ignorant ma vie, ce monastère, j'ai
Devant moi une porte entrouverte
Sur un peut-être
Même s'il me faut tout recommencer
Toi qui n'as pas cru ma solitude
Ignorant ses cris, ses angles durs, j'ai
Dans le cœur un fil minuscule
Filament de lune
Qui soutient là, un diamant qui s'use
Mais qui aime
(Refrain:)
J ' n'ai pas choisi de l'être
Mais c'est là, " l ' innamoramento "
L'amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à toi
Et c'est là, " l ' innamoramento "
Tout son être s'impose à moi
Trouver enfin peut-être un écho
Toi qui n'as pas vu l'autre coté, de
Ma mémoire aux portes condamnées, j'ai
Tout enfoui les trésors du passé
Les années blessées
Comprends-tu qu'il me faudra cesser
Moi qui n'ai plus regardé le ciel, j'ai
Devant moi cette porte entrouverte, mais
L'inconnu a meurtri plus d'un cœur
Et son âme sœur
On l'espère, on l'attend, on la fuit même
Mais on aime
{au Refrain, 3x} _________________ L'essentiel est invisible pour les yeux
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Jacques Brel
Fils de bourgeois
Ou fils d'apôtres
Tous les enfants
Sont comme les vôtres
Fils de César
Ou fils de rien
Tous les enfants
Sont comme le tien
Le même sourire
Les mêmes larmes
Les mêmes alarmes
Les mêmes soupirs
Fils de César
Ou fils de rien
Tous les enfants
Sont comme le tien
Ce n'est qu'après
Longtemps après
Mais fils de sultan
Fils de fakir
Tous les enfants
Ont un empire
Sous voutes d'or
Sous toits de chaumes
Tous les enfants
Ont un royaume
Un coin de vague
Une fleur qui tremble
Un oiseau mort
Qui leur ressemble
Fils de sultan
Fils de fakir
Tous les enfants
Ont un empire
Ce n'est qu'après
Longtemps après
Mais fils de bon fils
Ou fils d'étranger
Tous les enfants
Sont des sorciers
Fils de l'amour
Fils d'amourettes
Tous les enfants
Sont des poètes
Ils sont bergers
Ils sont rois mages
Font des nuages
Pour mieux voler
Mais fils de bon fils
Ou fils d'étranger
Tous les enfants
Sont des sorciers
Ce n'est qu'après
Longtemps après
Mais fils de bourgeois
Ou fils d'apôtres
Tous les enfants
Sont comme les vôtres
Fils de César
Ou fils de rien
Tous les enfants
Sont comme le tien
Le même sourire
Les mêmes larmes
Les mêmes alarmes
Les mêmes soupirs
Fils de César
Ou fils de rien
Tous les enfants
Sont comme le tien _________________ L'essentiel est invisible pour les yeux
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Quand on n'a que l'apour
Jacques BREL
Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour
Quand on n'a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours
Quand on n'a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs
Quand on n'a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours
Quand on n'a que l'amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours
Quand on n'a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour
Quand on n'a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour
Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains,
Amis le monde entier _________________ Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
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Michel Sardou
L'idée qu'il y ait un Bon Dieu, qu'il n'y en ait pas,
Un flic au commissariat,
Une République, un syndicat,
Qu'il y ait un bout du tunnel, qu'il n'y en ait pas,
Une mère pour pleurer sur moi,
Ça m'fait d'la peine mais je n'y pense pas.
C'est d'quel côté la mer ?
À quelle heure est l'avion ?
Atmosphères, atmosphères,
J'ai le vol du bourdon.
L'idée qu'il y ait un camp du bien et du mal,
Une balance au tribunal,
Une étendue, un vertical,
Qu'il y ait des hommes assez fous pour croire tout ça,
Trouver du boulot pour moi,
Ça m'fait plaisir mais je n'y pense pas.
C'est d'quel côté la mer ?
A quelle heure est l'avion ?
J'suis dans un rocking-chair
En points de suspension.
C'est d'quel côté la mer ?
Mon passeport est bidon.
Atmosphères, atmosphères,
J'ai le vol du bourdon.
J'ai dans la tête des rêv'ries d'enfant qui planent.
J'ai pas dû tirer l'gros lot.
J'tire jamais rien sauf des bécanes.
J'déboule en ville en visant bien les poubelles.
J'fais l'malin devant les filles,
Jamais les vraies, jamais les belles.
C'est d'quel côté la mer ?
A quelle heure est l'avion ?
Voyage en solitaire
Dans le bleu d'un lagon.
C'est d'quel côté la mer ?
Mon passeport est bidon.
Atmosphères, atmosphères,
J'ai le vol du bourdon.
C'est d'quel côté la mer ?
A quelle heure est l'avion ?
J'suis dans un rocking-chair
En points de suspension.
C'est par où la sortie ?
Faut qu'j'm'arrache en urgence.
Aux questions de survie,
J'ai une question d'avance. _________________ L'essentiel est invisible pour les yeux
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Nana Mouskouri
Tous les arbres sont en fleurs
Tous les arbres sont en fleurs
Et la forêt a ces couleurs
Que tu aimais
Les pommiers roses sur fond bleu
Ont le parfum des jours heureux
Rien n'a changé
Un peu de neige est restée
La neige que tu enlevais
Je m'en souviens
En m'éveillant je ne voyais
Que le printemps qui grandissait
Dans notre jardin
Tu riais comme un enfant
Tu ne faisais jamais semblant
Lorsque tu riais
Quand tes yeux clairs me regardaient
Tu savais lire à travers moi
Chaque pensée
Tu étais si fort et pourtant
Je te berçais comme un enfant
Quand tu pleurais
Je t'ai fait du mal bien des fois
Pourtant toute ma vie c'est toi
Que j'aimerai
Pierrot je t'aime
Je n'avais que toi
Et tu n'es plus qu'une ombre
Qui dort près de moi
Lorsque je rentrais tard parfois
Tu ne t'endormais pas sans moi
Tu m'attendais
Tu m'as parlé toute une nuit
De ce que serait notre vie
Si je voulais
Un soir d'orage avant Noël
Tu m'as dit qu'il faisait soleil
Et j'y croyais
Je me souviens tu me disais
Qu'on ne se quitterait jamais
Et j'y croyais
Pierre je t'aime
Je n'avais que toi
Et tu n'es plus qu'une ombre
Qui dort près de moi
Pourquoi ces fleurs dans le jardin
Cette nuit bleue illuminée
Par les étoiles
Je sens que le printemps revient
Mais qu'il ne me sert plus à rien
Qu'à me faire mal
Malgré tout malgré le temps
Je te revois rire et courir
A travers champs
Ce fût mon dernier vrai printemps
Tu t'es endormi pour longtemps
Pour trop longtemps
Dans un autre monde très loin
Y a parait-il un jardin
Plus beau qu'ici
Un grand théâtre où mon amour
Joue et continue chaque jour
D'aimer la vie...... _________________ Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.
Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.
Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.
Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.
Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie. _________________ Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
C'était un petit bonheur
Que j'avais ramassé
Il était tout en pleurs
Sur le bord d'un fossé
Quand il m'a vu passer
Il s'est mis à crier:
"Monsieur, ramassez-moi
Chez vous amenez-moi
Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade
Si vous n'me cueillez point, je vais mourir, quelle ballade !
Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure
Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture"
J'ai pris le p'tit bonheur
L'ai mis sous mes haillons
J'ai dit: " Faut pas qu'il meure
Viens-t'en dans ma maison "
Alors le p'tit bonheur
A fait sa guérison
Sur le bord de mon cœur
Y avait une chanson
Mes jours, mes nuits, mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié
Ma vie de désœuvré, j'avais dégoût d'la r'commencer
Quand il pleuvait dehors ou qu'mes amis m'faisaient des peines
J'prenais mon p'tit bonheur et j'lui disais: "C'est toi ma reine"
Mon bonheur a fleuri
Il a fait des bourgeons
C'était le paradis
Ça s'voyait sur mon front
Or un matin joli
Que j'sifflais ce refrain
Mon bonheur est parti
Sans me donner la main
J'eus beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes
Lui montrer le grand trou qu'il me faisait au fond du cœur
Il s'en allait toujours, la tête haute, sans joie, sans haine
Comme s'il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure
J'ai bien pensé mourir
De chagrin et d'ennui
J'avais cessé de rire
C'était toujours la nuit
Il me restait l'oubli
Il me restait l'mépris
Enfin que j'me suis dit:
Il me reste la vie
J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles
Et je bats la semelle dans des pays de malheureux
Aujourd'hui quand je vois une fontaine ou une fille
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux
...Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux... _________________
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